EDUCATION A LA PAIX



Les réalités de terrain ont amené WESWA à ouvrir un volet « Education à la paix » afin de mieux induire les changements de comportements et d'attitudes nécessaires au bon déroulement des projets de développement durable qu'elle promeut dans la région.

 

Ce volet est initié par le docteur Nilani Ljunggren De Silva, sociologue et spécialiste en pédagogie et de Cheikh Diop coordinateur des programmes de WESWA.

 

Lorsque l'on parle d'éducation à la paix, il faut entendre éducation à l'harmonie et à la vie paisible de la communauté, « l’éducation à la paix » mène vers une ouverture au changement et permet d’adopter des comportements positifs et constructifs pour une vie plus saine.

 

Mais, au travers de « l’éducation à la paix » il faut entendre aussi la mise en œuvre de l’éducation à la citoyenneté comme garant du respect des différences, de l’égalité en droit et en dignité des sexes, et de la « bonne gouvernance ». C’est aussi cela, l’ « éducation à la paix ».

 

Cela peut paraître paradoxal, mais c'est pourtant la seule manière d'obtenir des résultats durables en développement social.

 

« L’éducation à la paix », c’est l’acquisition d’un savoir, d’un savoir-faire, d’un savoir-être. Cette éducation permet de développer des aptitudes citoyennes en rendant, les adultes et surtout les enfants, adultes de demain, acteurs de la vie de la famille, du village, de la communauté et du pays.

 

Si l'on prend l'exemple du programme pour l’accès à l’eau, à l'assainissement et  à la promotion de changement de comportement envers l’hygiène que nous pilotons avec USAID/PEPAM, à quoi serviront des ouvrages  qui engendreront des conflits sociaux?

 

L'objectif global de WESWA est de lutter contre la pauvreté, mais si nos actions deviennent des sources de conflits, c'est que nous devons aller encore plus loin et qu’ un travail en amont, doit être réalisé. Sans ce travail en profondeur, même si nos résultats en matière d’eau et d’assainissement sont positifs, nous aboutirons progressivement à un abandon progressif quant à la maintenance des ouvrages et les changements de comportements vitaux concernant l’hygiène ne seront qu'éphémères. Donc, pour réaliser, de façon durable, notre objectif de lutte contre la pauvreté, nous devons mettre en œuvre, « l’éducation à la paix » sinon nos projets ne peuvent aboutir durablement.

 

Des campagnes de sensibilisation sont, bien sûr, menées par les différents projets, mais elles doivent s'appuyer sur des changements plus profonds qui ne seront possibles que si l'on touche les enfants et les décideurs.

 

Dans un projet « d’éducation à la paix », les compétences à acquérir sont de trois ordres :

· des compétences centrée sur soi, estime, confiance en soi et gestion de ses émotions……

·  des compétences centrées sur l’autre, capacité à « faire avec » cet autre que l’on ressent comme différent, inclusion de l’autre (garçon/fille, handicapés…), capacité à comprendre le ressenti et les pensées de l’autre….

·   des compétences centrées sur le groupe, capacité à participer positivement à la dynamique du groupe…..amènent la notion et le respect du bien commun

 

Ces compétences, mises en œuvre dans un projet « d’éducation à la paix », permettent à l’adulte et surtout à l’enfant (notre adulte de demain) de prendre conscience que l’on est acteur de sa vie, acteur de la construction du monde de demain. Elles permettent de contribuer à la construction de son quotidien.

 

« L’éducation à la paix » vise aussi, à apporter aux enfants une connaissance sur le rôle des conflits, sur les différentes formes de violence.. Elle vise à leur permettre de prendre du recul pour se centrer sur l’objet précis du conflit et leur donner les moyens de le désamorcer.

 

Ce n’est qu’en effectuant ce travail d’éducation que nos projets auront du sens et seront viables.

 

Comme le dit Dr Da Silva «Nous n'avons pas vraiment besoin d'attendre que les politiciens apportent des changements positifs ; nous, comme enseignants, constructeurs de communauté et parents, pouvons faire beaucoup pour apporter des changements sociaux positifs dans nos communautés.»

 

Selon M. Montessori, pédagogue, il existe des méthodes éducatives ou pédagogies qui permettent de contribuer à construire un monde en paix. L'école, considérée comme une communauté, doit refléter les caractéristiques bienveillantes d'une famille saine.

 

Selon le Dr Da Silva: «Nous avons appris que les gens qui réussissent ont un rêve en commun ». N’oublions pas, Martin Luther King, dans son discours mondialement connu « I have a dream » (« J'ai un rêve ») nous rappelle que tout commence par un rêve. Des personnes qui réussissent comme Nelson Mandela ne cherchent jamais à cacher leurs rêves. Il ne faut jamais sous-estimer la puissance des rêves.

 

                
 

Même si le rêve est la satisfaction d’un désir, malgré les apparences, le rêve n’est pas si irréel que cela. Lorsque l’on rêve seul, ce n’est qu’un rêve, mais un rêve à plusieurs c’est déjà une réalité et justement, face à la réalité du terrain, nous devons tout mettre en œuvre pour promouvoir « l’éducation à la paix » pour que notre travail sur l’eau, l’assainissement, l’apprentissage des règles d’hygiène  qui entretiennent la bonne santé soit source de progrès pour les populations et d’un authentique développement durable.


 

                                                           <<Rêvez grand, souvenez-vous de vos rêves.»


 





Dr Nilani Ljunggren De Silva

Stockholm, Suède

 
PARRAINAGE
 
 Certains enfants studieux nécessitent une aide pour poursuivre leurs études. Parrainés, ils deviendront naturellement des ambassadeurs de  la paix auprès de leur école, de leur famille et de leurs  communautés.
Rencontrez les premières filles de Kafountine qui seront suivies au moins jusqu'à leur baccalauréat.
Elles entrent en sixième cette année. Souhaitons leur bonne chance!
 

  

   

 
  

   
 
      

 
 
Vous pouvez vous aussi participer à ce projet en parrainant un enfant de Casamance.
Pour en savoir plus, veuillez nous contacter.